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ALICE ET MOI

SERIE

ALICE ET MOI

Période

2019 - 2024

Emplacement

Paris

Une branche étincelante se détacha.
Une épie de lumière timide, réconfortante,
Infime dans son devenir, tressaille au soleil d’octobre.
Viens Etoile de neige vibrer dans mon cœur,
abandonnons nous à cette musique d’abeilles voyageuses,
des marguerites innocentes,
pour finalement dévoiler cette douceur au monde.

Pendant qu’elle rêvait, de sa main docile des tracés apaisantes,
acheminaient un long récit soyeux.
Dans le scintillement de son cœur solitaire et silencieux,
des souvenirs des pas aux pierres précieuses.

Des pétales tardifs pour chasser la mélancolie de l’attente.
Apprivoiser le temps aux jardins verdoyants repus de sève.
Je vois encore, sur la surface ridait de l’étang ensoleillé,
la voix de son ombre.

— En repos,
loin de mes convoitises,
le visage d’un nom oublié.
Je reconnais tes pas légers, dans un bourgeon des bavardages décousus,
or et poussières, diadèmes qu’on porte dans ses premiers balbutiements,
au berceau de l’invisible désir de faire naitre.
— Je me regarde;
et je te vois.

Un doux soleil dissipe les ombres.
Il caresse la peau, la visitant prudemment avec délicatesse,
loin de toute impatience.
En lui tout est propice; mille chemins pour éveiller de son sourire,
mon jardin clos.
Voyageuse attentive, elle contemple ses transformations disgracieuses
sans bouger.
Un ovale transparent émerge et la contient; la materne; la façonne.
Translucide et vertigineuse percé vers la lumière du jour,
vers ces nuages blancs
peuplés des mémoires ailées.

Un jour, faste sans doute, elle avait découvert le mot « signifier ».
Ce mot nouveau et singulier, lui inspira une curiosité craintive,
presque religieuse.
Signifier semblait avoir une épaisseur crémeuse, irréfutable, élégant des
temps des carrosses, coiffé d’un haut de forme.
Signifier, dans sa magnificence, déchaîna des récits océaniques
d’une opulence insoupçonnée.

On reconnaît seulement sa main. Elle n'a pas changé.
Posée doucement sur le bras, sa légèreté anticipe le sommeil.
Hier et aussi demain.
Détachée du corps,
jouant contre la pesanteur dans un abandon consenti,
elle parle au silence.

Dans le sillage de la Reine,
La Tour, encore debout.
Ceins ta couronne fille de l’automne, fiancée du crépuscule ;
habille tes désirs et sois prodigue dans cette rencontre si longtemps attendu.

— Désormais, rien ne viendra taire le cours inexorable du récit.

Tsi, tsi, disait l’éventail.
Une lame pour une question,
une réponse pour un secret.
Tsi, tsi, un soupçon de rosée, à jamais plus
égaré dans nos rêves.

Des ces chambres opaques et vides,
je traverse leur memoire énumérant patiemment des trésors
d'un temps blessé.
Récit des fables fébriles et brumeuses
qui dansent encore en sourdine cet adieu sans retour.
Pays de jamais,
royaume au rivières d'argent
et nénufars sauvages,
je veux enfin vous dire adieu.

— Monde d’hier,
soupçon d’infini qui fleurit en moi;
par moments.

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